Dans la presse
« Pierre Godet n’a aucunement besoin de raconter sa peinture», confiait Daniel Fleury, journaliste de la Presse havraise et critique d’art. «Elle parle d’elle même sans artifice, sans faux-semblant. Godet est naturellement peintre, naturellement figuratif. Pourtant, son regard reste très personnel. La raison ? Il est le premier à la donner tout simplement : il aime à être tranquille quand il peint. Du coup, il cherche un endroit à l’écart, souvent en surplomb, et c’est ainsi placé qu’il regarde tout à loisir, la vie, sa foule, les gens (…) avec une évidente tendresse ».

1968. C’est le baptême du feu.
Bernard Nebou lui consacre son
premier article dans « Paris-Normandie ».
« Le mouillé des rues ne saurait échapper à ce pinceau, attentif à la tendresse des ambiances urbaines ou portuaires et, mieux encore, à l’émotion déclenchée au vu des places rouennaises ou d’admirables séquences sur l’alignement pittoresque de la rue des Faulx, et face à l’audacieuse composition oubliée, que l’œil, trop habitué, néglige de retenir en mémoire. »
A. Ruellan


« Les atouts de Godet résident dans son habileté à suggérer une atmosphère en plantant solidement le décor. L’air soudain se réchauffe, vous faisant oublier que vous êtes au mois de janvier, en plein retour du froid. Multipliant les éclairages, le peintre nous en fait savourer les nuances, jouant volontiers sur les contrastes les plus hardis, opposant par exemple un bleu dense à la douceur d’un rose suggérant l’ambiance estivale. Il résiste rarement au besoin d’animer ses paysages où passants de tous âges prennent naturellement leur place. »
« Godet, c’est le plaisir et la joie de vivre. La parfaite maîtrise du dessin qui le conduit à l’essentiel »…
Peyjac



« Les ambiances nocturnes ne freinent nullement son goût inné pour la couleur, en témoignent les ports de Trouville et Honfleur. »
VIBRATIONS
C’était un bel été. Nous étions à Veulettes
L’air s’était arrêté sous un lourd ciel de plomb
Mon cher Pays de Caux débordait en aplomb
Comme une houle verte. T’en souviens-tu fillette ?
Tout nous était langeur. Ô bonheur immobile !
Les familles à pas lents remontaient la jetée
Des femmes, sur le galet, cherchaient à emprunter
Les bronzes du soleil en poses malhabiles.
Nos cœurs à l’unisson d’une même chamade
Battaient la joie de vivre cet instant de bonheur
De ta peau s’exhalait d’enivrantes senteurs
De sel, d’iode, d’huile de palme et de pommades
Suprême suffisance d’une ivresse éphémère :
Nous, aussi nous pouvions nous passer la mer.
Daniel Fleury


« La peinture de Godet incite au farniente. La vie est douce en compagnie de ce peintre ».
« Peintre de la réalité saisie et recréée, Pierre Godet aime prendre du recul pour trouver le cadrage idéal. Ses perspectives hardies et son graphisme édulcoré font son originalité. »



